Une histoire de famille

Un savoir faire familiale

C'est en 1777 que né le premier sellier dans la famille, Henri CUNY.  5 Josephs lui succéderont, tous nés à Mittelbronn, dont mon arrière grand -père Joseph, Henri CUNY, né en 1880. Il y avait aussi 7 grands-oncles, également selliers.

En 1850, Joseph CUNY père, ouvre la sellerie et maroquinerie CUNY. En 1907, Joseph CUNY fils, donc mon arrière grand-père, prend la succession  de la sellerie  implanter 24 rue des Bouchers à Strasbourg.

En 1909, Joseph fils obtient son brevet de maîtrise, il emploie alors du personnel, dont un salarié ainsi que deux apprentis.

Sellerie cuny devanture gp 1

En 1950, la sellerie CUNY fête son centenaire.

En 1952, mon arrière grand-père décèdera. La sellerie continue avec l'employé, mais connait un déclin avec l'arrivée des automobiles. Malheureusement, ni le fils de Joseph, Louis CUNY et le petit fils Jean-Marie CUNY ne prennent la succession de la sellerie. C'est vers les années 1960-1962 que la sellerie ferme ses portes au départ en retraite de l'employé.

Ce n'est que plusieurs années plus tard, que La sellerie CUNY, sera alors reprise par la fille de Joseph, Yvonne PREUSE-CUNY, pour y vendre des colliers pour chiens et autres articles en cuir, elle fermera dans les années 80.

 

À la suite du décès d'Yvonne en 2009, le bâtiment de la sellerie est vendu.

Vous trouverez, aujoud'hui au 24 rue des Bouchers, un coiffeur. 

En 2016, moi, Caroline CUNY, fille de Jean-Marie, petite fille de Louis CUNY et donc arrière petite fille de Joseph, reprend le flambeau de la famille, en me formant au Haras National de Besançon. 

Je décide de m'installer à mon compte et d'ouvrir mon atelier, à Hohengoeft.

 

 

 

 

 

 

 

 

À propos de moi

Alors .... comme énoncé en page d'accueil, je suis née à Strasbourg, mais je suis de souche Lorraine et d'une longue lignée de selliers.

Je suis née en 1982. J'ai grandi au détour de quelques villes, comme LA HAYE (1985 à 1989), BERLIN (1989 à 1993), MONTPELLIER (1993 à 1995), puis je suis revenue à Strasbourg.

J'y ai fait mes années collèges (Fustel de Coulange), une partie de mon lycée (Fustel de Coulange), que j'ai terminée au Lycée Leclerc de Saverne en passant mon Bac STT (Sciences Technologique Tertiaire) obtenu au rattrapage( en 2001, oui j'ai refait ma seconde). Ensuite, j'ai fait une 1ère année en BTS Tourisme(2001/2002)à Strasbourg, qui ne m'a absolument pas plût. Bref, après cette année un peu désastreuse, je pars sur un BTS Assistante de Direction (2002/204) à Strasbourg , que j'ai obtenu. et après ce fut une recherche de moi-même, de ce que je voulais vraiment devenir professionnellement. J'ai été secrétairre médicale(2004-2006), mais bon là non plus, pas de déclic. Puis comme à l'époque, j'avais repris le cheval (oui j'avais arrêté environ 15 ans. Pas de club qui me convenait et puis la période ado), et bien pourquoi pas faire un métier qui se rapporte aux animaux ?!

Alors, je décide de me former comme auxiliaire vétérinaire(2006). Et là, woua !! quel plaisir. Bon ça n'était pas sans difficultés, parce que je n'ai pas travaillé que pour des vétos très tendres avec leur ASV. Mais bon à côté de ça, je me sentais épanouie, et j'aimais mon travail. Je faisais des remplacements et j'ai eu mon 1er CDI (ha oui ! j'ai oublié de dater un peu tout ça )en 2012. Et en 2014, on me dit "gentillement" merci. J'aurai tout de même travaillé 7 ans et demi dans ce domaine.

Entre temps, j'ai eu deux enfants, une fille et un garçon.

Bref, donc on me dit merci comme ASV en 2014, et là, bah je fais quoi ? je m'oriente vers mon BTS ? je continue ASV? mais bon ce patron a réussi à me dégouter du métier, donc non.

Et puis, je ne sais plus comment ça s'est passé mais je tombe sur des photos de la sellerie de mon arrière grand-père, et là, c'est "The Révélation" !!! si,si !!! c'est comme une petite voix à l'intérieur de votre corps qui vous dit "ha bah enfin !! il t'en a fallu du temps!"

Alors le désir d'apprendre le métier du cuir, plus précisement celui de bourrelier-sellier-harnacheur, m'est venu comme une révélation, une vocation. Je devais trouver le moyen de me former à ce métier. Malheureusement, je n'avais plus mon arrière grand-père pour m'apprendre, ni mon arrière tante, pour m'apprendre. Je suis donc partie à Besançon, aux Haras Nationaux pour apprendre de si beau métier. C'était en juin 2016. 

En août 2016, je me suis immatriculée auprés de la Chambre des Métiers. Au départ, je voulais ouvrir un magasin dédié à l'équitation comme les franchises Padd ou Horse Wood, mais lorsque j'ai vu l'investissement financier nécessaire, je me suis tournée sur mes propres créations d'artisanales en cuir pour le cheval, le chien, et l'humain.

Et je suis devenue, ce que je suis maintenant, une femme à triple casquette : mère, épouse, et cheffe dentreprise.

Si on m'avait dit plus jeune, "tu feras des objets toi même, tu seras seule, indépendante", je ne l'aurais très certainement pris pour un fou !! Mais avec du recul, et lorsque je regarde l'arbre généalogique de la famille, et bien, ça n'aurait pas pu en être autrement. C'est dans mes gènes, c'est imprimé, ça fait partie de ma marque génétique. Je ne me vois pas faire autre chose que ça.

Et pourquoi m'être appelée "L'atelier de Goeft", aucune idée !!! J'habite un village du nom de Hohengoeft, qui veut dire : village colline, l'endroit où je travaille est un atelier et pas un magasin, c'est restreint mais ça sent bon le cuir. L'atelier est un abri de jardin en bois, quand il pleut fort, j'ai deux fenêtres qui pleurent, mais ce n'est pas gave, ça change de ma cave et je m'y sens bien.

Alors si vous êtes dans le coin de l'atelier, n'hésitez pas à faire un détour, et passez me voir.

Au plaisir de vous rencontrer !

Caroline

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Date de dernière mise à jour : 23/08/2019